Bien que bon nombre d’historiens canins croient que les origines du
colley remontent au temps des Romains, qui auraient introduit ce berger en
Écosse, la trace des ancêtres de la race est perdue.
Le colley est un chien de travail; on croit que ses ancêtres ont
constitué le plus gros du cheptel de chiens bergers dans les basses
terres de l’est de l’Écosse. Plusieurs autres races ont également
contribué à l’évolution du colley tel qu’on le connaît aujourd’hui.
Deux des principaux contributeurs sont le setter irlandais et le
« ban dog », aujourd’hui disparu. L’origine du nom
« colley » remonte vraisemblablement à une époque ancienne,
où l’on appelait cette race de chien « coally » (« charbon »),
en raison de sa couleur noire prédominante.
Ce chien berger par excellence du début des années 1800 a su s’attacher
la dévotion et l’affection de la jeune reine Victoria d’Angleterre;
il a par le fait même gagné en popularité partout dans le monde. Par la
suite, le colley a rapidement suscité l’attention durant les concours.
Les deux variétés de colley, l’une à poil long et l’autre à
poil court, partagent le même tempérament et la même aptitude pour l’apprentissage.
La nature affectueuse et tendre du colley en fait l’un des chiens les
plus faciles à dresser. Le talent de berger du colley ne fait aucun doute,
et la combinaison de sa force, de son intelligence et de son caractère
doux ne font qu’ajouter à sa prestance majestueuse.
La partie supérieure du blason, le timbre, représente un ancien
symbole écossais, flanqué des drapeaux écossais médiéval et
contemporain. Les supports, de chaque côté de l’écu, illustrent des
paysages typiques de l’Écosse et de l’Angleterre. Remarquez le mouton
d’Écosse à poil long dont les ancêtres du colley avaient la garde.
Sous l’écu se trouve une réplique d’un médaillon que portait la
reine Victoria, dans sa jeune vingtaine. Le titre et la devise complètent
le blason.